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April 27, 2015  

Sport équestre: fils de ministre et cavalier d’avenir

David Arcand poursuit son ascension dans l’univers du saut

La fragilité de son complice Vledder n’empêche pas David Arcand de rêver aux Jeux olympiques, un objectif qui pourrait passer par l’acquisition d’un autre cheval. «Pour atteindre ce niveau, il y a tellement de dépenses et de risques», avoue le cavalier de 25 ans.

La fragilité de son complice Vledder n’empêche pas David Arcand de rêver aux Jeux olympiques, un objectif qui pourrait passer par l’acquisition d’un autre cheval. «Pour atteindre ce niveau, il y a tellement de dépenses et de risques», avoue le cavalier de 25 ans.

d’obstacles et vise les Jeux olympiques

BOISBRIAND | Le Québec peine à hisser un cavalier sur les plus grandes scènes internationales depuis Michel Vaillancourt et Éric Lamaze, mais une voix s’élève dans l’espoir de réécrire l’histoire. Avec l’audace et l’ambition comme prérequis, David Arcand s’autorise à parler de Jeux olympiques.

Ses cinq victoires au Grand Prix du Québec en 2014 et son trophée Aramis comme meilleur athlète senior québécois ont révélé son potentiel, certes. On mesure un peu mieux son sérieux quand on apprend qu’il possède ses propres écuries depuis plus de quatre ans. À l’âge de 25 ans seulement.

«Comme dans tout ce que tu fais, il y a toujours des hauts et des bas. Mais je suis quelqu’un d’orgueilleux et, si le destin a fait que je suis encore dans ce milieu à l’âge de 25 ans, c’est que je pense avoir fait le bon choix», se convainc le jeune homme d’affaires.

Le rêve olympique
Aux écuries Santos de Boisbriand, qu’on découvre au-delà de Saint-Eustache, on oublie la ville. C’est ici que David Arcand, fils de Pierre, ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles, carbure à sa passion pour les sports équestres.

Initié aux concours de saut d’obstacles dès l’âge de huit ans, il a marqué son ascension de plusieurs coups d’éclat dans les réseaux de compétition au Canada et en Floride. Sa carrière prospère, assez pour évoquer les Jeux équestres mondiaux de 2018 à Bromont, le rendez-vous international le plus prestigieux présenté tous les quatre ans, et surtout les Jeux olympiques de 2020 à Tokyo.

«Les Olympiques, c’est ce que je vise tous les jours. C’est pour ça que je fais ça. Il faut croire en soi et je crois en être capable. Il s’agit ensuite de trouver le bon cheval. C’est un mélange de business et de chance», observe-t-il.

Courir le risque
Sagement, il avoue ne pas espérer participer aux Jeux de Rio. Les doutes sur la fragilité de Vledder, un demi-sang hollandais âgé de 13 ans acquis en 2011, lui rappellent que l’année 2016 est déjà demain.

«Je pense qu’il faudra sans doute que je prenne un risque financier, dit-il en empruntant le langage des affaires. Ça demeure un sport risqué parce qu’on ne peut pas acheter un cheval avec la même certitude sur son investissement que lorsqu’on achète une maison. Le cheval peut se blesser dès le lendemain. Mais je vais arriver à un point où je devrai me dire que je me lance. Je vais en choisir un, avec lequel ça va passer ou ça va casser.»

La politique ne s’invite pas parmi les chevaux

«Dans le monde des chevaux, je suis David Arcand, tout simplement.»
La politique ne s’invite pas dans la carrière de l’un des cavaliers les plus reconnus au Canada. S’il y a un lien à trouver avec son père Pierre, ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles, c’est seulement dans la fibre d’entrepreneur que le fils a en lui qu’il faudrait chercher.

«La passion l’a vite animé quand il a commencé à faire de la compétition, mais de là à ce qu’il décide d’en faire une carrière, je me disais qu’il avait le temps de changer d’idée à l’âge de 16 ou 18 ans.

Quand il a décidé de se lancer en affaires à l’âge de 21 ans, je lui ai demandé: es-tu certain? Depuis ce temps, il fait la démonstration qu’il est un bon gestionnaire», observe le député de Mont-Royal, qui a connu du succès dans l’univers des communications avant de se tourner vers la politique.

Sa propre identité
Le fiston dit avoir appris à gérer son entreprise – Les écuries Santos – lancée il y a plus de quatre ans. Entre les leçons d’équitation à ses élèves, l’entraînement des chevaux et les soins à leur offrir, la même passion du début le guide. Il faut voir dans sa jeune carrière un mélange des qualités entrepreneuriales du père et des trucs des relations publiques de sa mère, Dominique Chaloult, directrice générale à la Télévision de Radio-Canada.

«David a bâti sa propre identité dans le monde des chevaux, affirme son père. J’avais vécu la même chose dans les médias avec mon frère Paul, qui est plus jeune que moi. Paul n’était pas là parce qu’il était «le frère de». C’est pareil avec David. De toute façon, je n’ai pas les compétences requises dans les chevaux. Je suis juste capable de lui donner quelques conseils de base.»

Source: Alain Bergeron, Journal de Montréal

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